“Let’s Love Planet Earth” Label

Parce qu’il est temps de protéger l’extraordinaire spectacle du vivant sur la planète Terre, nous avons choisi de faire de la responsabilité écologique une composante essentielle de notre démarche.

Le succès de nos créations artistiques nous a donné l’occasion d’élargir notre regard et de repenser ce que nous entendons réellement par « réussite ». Aujourd’hui, il ne nous semble plus possible de considérer un projet comme véritablement réussi s’il n’intègre pas une conscience lucide de son impact environnemental.

Nous avons créé ce label comme un repère, un rappel de notre engagement. Il se veut également une invitation adressée aux danseur·euse·s, chorégraphes, programmateur·rice·s, publics et partenaires à explorer ensemble une question simple :

Comment faire autrement ?

Nous sommes convaincu·e·s que la découverte de nouveaux chemins, de détours inattendus et d’alternatives créatives constitue l’un des plus grands plaisirs de l’aventure écologique.

Des idées … à l’action !

  • Éléonore crée We dance for the kids, une courte chorégraphie pour Les Grands-Parents pour le Climat . Spécialement conçue pour des danseur·euse·s âgé·e·s, We dance for the kids sera présenté lors de différentes actions militantes en Belgique dès octobre 2026.
    Prochaines répétitions :

    • 06/08 - 11:00 Bruxelles / Parc de Tournai -Solvay
    • 10/09 - 09:30 Bruxelles / Watermael-Boitsfort
    • 22/09 - Bruxelles /
    • 29/09 - Bruxelles /
    • 06/10 - Bruxelles /
    • 09 ou 10/10 - Bruxelles /
    Actions:
    • 11/10 - Bruxelles / Marche pour le climat
    Informations : gpc@gpclimat.be / therese.snoy@gmail.com

  • Éléonore initie une campagne pour protéger les arbres du Parc du Paradis, à Braine-l’Alleud.
    Elle déploie diverses actions de sensibilisation et de mobilisation citoyenne afin de préserver ces espaces et de promouvoir une gestion du parc adaptée aux enjeux écologiques actuels.

  • En 2025, Éléonore a écrit le texte NOVLAND, un texte sur le pouvoir de la démocratie.
    Le spectacle NOVLAND est actuellement en tournée internationale.

  • En 2021, Éléonore a écrit LES AUTRES, un texte sur notre rapport au vivant.
    Le spectacle LES AUTRES est actuellement en tournée à travers le monde.

  • En 2019, Éléonore a crée Courir les yeux fermés ou bord d'un ravin, un acte citoyen destiné à sensibiliser le public aux crises écologiques.

Comment accompagner une diffusion plus écologique de nos spectacles

  • Proposer, dans la mesure du possible, une restauration locale, de saison, biologique, végétarienne et générant peu de déchets. (Ces options étant parfois plus coûteuses, nous préférons manger un peu moins, mais mieux !)

Un appel au courage

Dans 100 millions d’années, il ne restera plus rien de nous. Rien de nos artefacts, de nos villes, de nos spectacles. Tout aura vraiment disparu. Seule, fossilisée dans le cœur des pierres, une trace. Celle d’un affaissement drastique et quasi instantané de presque toutes les formes de vie sur Terre* : le coup de hache que nous portons à la biodiversité, la sixième extinction de masse ; la disparition des millions d’espèces que nous sacrifions sur l’autel de notre confort. C’est ainsi que les pierres se souviendront de nous. Gravées dans la roche éternelle : la maladresse, l’imprudence de notre espèce.

Cette blessure que nous infligeons au monde, à nos enfants, à notre histoire et à nous-mêmes, génère aujourd’hui un regret. Un regret qui n’est plus seulement partagé par quelques marginaux·ales ou idéalistes : il ressemble aujourd’hui à une grande vague qui déferle sur le monde, un grand serrement de cœur collectif.

Un regret choral. Un regret commun.

Ce regret nous honore. Il dit quelque chose de nous.

Si nous nous affligeons du monde, si nous rêvons à des mondes meilleurs, c’est probablement que nous sommes capables de mettre en place les conditions pour que ceux-ci adviennent.

Aussi pouvons-nous choisir de ne céder ni au cynisme, ni à la complaisance. Nous pouvons décider de ne pas réduire Homo sapiens à son égoïsme, à son penchant prononcé et récurrent pour la destruction.

Nous pouvons décider que le problème, ce n’est pas ce que nous sommes, c’est ce que nous faisons.

Nous pouvons décider de prendre en compte la totalité de ce qui nous anime.

Et d’arrêter de faire comme si nous n’étions pas capables de mieux.

Nous avons inventé notre modernité. Toutes ses règles. Rien de ce qui met aujourd’hui en danger la possibilité même d’un futur n’est inéluctable. Si nous n’avons pas le pouvoir de changer les lois physiques ( une pomme tombera toujours vers le bas ), nous avons le pouvoir de changer les règles que nous avons nous-mêmes inventées.

Nous, les artistes, nous savons que nous ne sommes pas essentiel·les. Nous savons qu’il est possible de vivre toute une existence humaine sans jamais avoir été ému·es par la beauté du vivant. Nous savons qu’il est possible de vivre au sein de sociétés qui font l’économie du sensible, du sensoriel, du culturel, qui transforment la nature en marchandise et voient en l’Autre (humain·e, végétal·e ou animal·e) une « ressource ».

Alors, pourquoi ne pas faire l’économie d’une révolution écologique ? Nous sommes les champion·nes de l’adaptation. Nous sommes puissant·es et doué·es. Sans doute pouvons-nous survivre. Sans doute pouvons-nous continuer à extraire du monde tout ce qui fait sa beauté, et répondre par la technologie aux problèmes que nous créons.

L’enjeu, il nous semble, est ailleurs:

L’enjeu est de déterminer ce à quoi nous tenons, ce que sont nos valeurs, ce que nous aimerions laisser derrière nous. Et quels messages nous voulons laisser dans les pierres.

Eléonore Valère-Lachky.

Ce texte est inspiré de la Conférence d’Aurélien Barrau donné à Liège, le 23 janvier 2020